Quelques mots en chemin



Citius, altius, fortius (plus vite, plus haut, plus fort)


Jésus appela la foule avec ses disciples et il leur dit: «Si quelqu'un veut me suivre, qu'il s'abandonne lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. À quoi bon gagner le monde entier, si c'est au prix de sa vie? Marc 8,34-36

Les jeux sont terminés, mais la devise olympique continue à marquer notre société: tout y est compétition. Entreprises, hôpitaux, universités, villes, il y a des «rankings» pour tout…et il s’agit d’être tout en haut du classement.

Pour Jésus, le but n’est pas la victoire, mais la conviction que chacune et chacun peut trouver sa place et s’épanouir.

Jésus nous dit ceci: au jeu de la vie, on ne peut gagner que si l’on est prêt à perdre. On ne vivra vraiment et pleinement que si on lâche ce qui nous semble important, mais qui n’est finalement que superficiel: le succès, la performance, l’apparence, la richesse. L’essentiel est l’esprit d’équipe qui sous-entend respect et solidarité. Dans l’équipe de Jésus, il n’y a pas de remplaçants ni de stars: chacune, chacun a sa place: même le mendiant, le malade, la prostituée, le collecteur d’impôts, l’étranger et l’esclave. Chacune et chacun a ainsi le potentiel d’être le champion de la dignité retrouvée.


Philippe Kneubühler